Brébeuf

 

Brébeuf:couv

Il serait facile de réduire le sujet de cette pièce de théâtre à un seul thème : le martyr. Or, ce mot de nos jours si galvaudé — et si effrayant — a pourtant une signification tout autre que celle dont on a bien voulu parfois l’affubler.  Avec le temps, le martyre a pris une connotation idéologique et même politique. On meurt pour promouvoir sa cause, quelle qu’elle soit, quitte à diaboliser l’adversaire et à littéralement inverser le sens du concept d’origine : non pas mourir pour sa foi, mais faire mourir l’autre pour sa cause.

Pourtant, il restera toujours quelque chose de son sens originel dans certaines situations où le martyre est en jeu. Et c’est bien le cas de Jean de Brébeuf. Dans ces cas plus rares, le martyr est un témoin des valeurs qu’il cherche à promouvoir auprès des autres, des valeurs d’amour et de compassion, de tolérance et d’accueil. Quoi qu’on en dise parfois, ces valeurs ne se traduisent guère en actes réels et dépassent rarement les mots creux et les déclarations de principes. Mais lorsqu’arrive quelqu’un capable de transposer ces valeurs en gestes sincères, elles viennent forcément choquer de front le chaos et le désespoir ambiants. D’où la confrontation inévitable jusqu’à la mort.

Le style d’écriture de la pièce n’est pas commun de nos jours. Elle est écrite selon les règles en vigueur dans le théâtre classique français : unités de temps, de lieu et d’action, cinq actes approximativement de mêmes longueurs, versification en alexandrins. L’une des raisons qui ont présidé à ce choix est l’époque (le XVIIe siècle) où se tiennent les événements rapportés.


Vous pouvez avoir un aperçu du contenu dans Google Book.

Le volume est disponible en impression sur demande (PoD) dans les librairies suivantes: Lulu; AmazonBarnes and Noble.

On peut également se procurer un exemplaire papier à la librairie Coop Zone sur le campus de l’Université Laval.

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