CHAPITRE 9-Un pont sur le Saint-Laurent

Des Sulpiciens en soutane

Ce matin-là, après le départ précipité de Leclerc, le chef demanda à Morin d’aller chercher Meaney chez lui. Il fallait le faire avec beaucoup de respect et de déférence en présentant sa demande comme une invitation plutôt qu’une convocation. Il devait prendre la chaise de poste plutôt qu’un cab de police. Évidemment, pas de menottes comme pour les truands. Ce n’était pas souvent qu’un prêtre en soutane était convoqué pour un interrogatoire. Robinson aimait mieux que, pour tout le monde, le prêtre soit considéré comme un simple invité.

Lorsque Morin arriva avec lui, Robinson avait déjà envoyé Leclerc chercher des informations supplémentaires sur Marie-Louise. Comme le chef recevait son « invité » dans leur local et non pas dans une salle d’interrogatoire, il ne tenait pas à ce que son adjoint soit présent. Kelly n’étant pas encore revenu, il ne restait avec eux que Morin dans la pièce. Ce dernier s’assit au bureau le plus éloigné de celui de Robinson et sortit son cahier et son crayon. On aurait dit qu’il se préparait à continuer un travail quelconque commencé plus tôt, alors qu’il était tout ouïe à ce qui allait se dire.

Robinson s’assit à son tour à son bureau et invita Meany à prendre le siège en face de lui de sorte que celui-ci tourna le dos à Morin. Le chef avait déjà demandé au planton de service de préparer deux tasses de thé que ce dernier apporta aussitôt et qu’il déposa devant les deux hommes en oubliant délibérément Morin.

— J’ai pensé que vous aimeriez une tasse de thé. C’est du darjeeling, vous savez.

– Merci beaucoup. Les Anglais ont toujours trouvé le moyen de faire pousser le meilleur thé dans leur colonie des Indes.

— C’est vrai, même s’il n’y a pas de quoi être fier sur la façon dont ils se sont accaparé les terres.

— Je vois que, bien que britannique et sans doute patriote, vous ne suivez pas aveuglément la politique de l’Empire.

— Je suppose que cela doit vous faire plaisir. Un Irlandais catholique de l’Ulster n’est pas un grand admirateur de la reine, je me trompe ?

— Je n’ai rien contre la reine Victoria. Mais le système britannique des colonies ne fait pas toujours des heureux, pas plus qu’en Ulster d’ailleurs.

— Oui, je suis au courant. Ne vous attendez pas à ce que je m’excuse pour mes compatriotes, même si je suis parfois en désaccord avec plusieurs de leurs politiques.

— Je comprends bien cela, mais vous ne m’avez pas invité pour me parler de politique, n’est-ce pas ?

— Non, évidemment. Pardonnez-moi cette digression, monsieur Meaney.

— Vous êtes tout pardonné. Il est plutôt rare de trouver un sujet britannique plutôt critique des actions de son gouvernement et de son pays.

— Vous savez, je consacre ma vie à la justice. Lorsque je vois des situations injustes, cela me trouble, même si je sais que je ne peux rien y faire.

— Alors vous devez être troublé souvent, parce que des situations injustes, ce n’est pas ce qui manque.

— Je suppose que vous aussi, dans votre ministère, vous devez en voir souvent passer, des injustices.

— Vous avez tout à fait raison. Et comme vous, il arrive que je ne puisse rien y faire. Mais j’essaie de toutes mes forces de corriger les injustices que je vois. Il y a tellement de pauvres qui subissent leur sort en silence, tellement d’hommes et de femmes qui sont frappés par le malheur.

— Et vous essayez de prendre soin d’eux.

— C’est une belle expression: prendre soin. Après tout, le Seigneur est venu pour les pauvres et les opprimés, comme il est dit dans les Béatitudes.

— J’ai appris beaucoup de choses sur les bonnes actions que vous faites. Votre réputation vous précède.

— Je ne fais qu’accomplir la mission que le Seigneur m’a confiée.

— Vous êtes très proche des vôtres ?

— Certainement. Qu’est-ce que cela voudrait dire de faire la charité le nez plongé dans des documents dans un bureau ! Il est nécessaire d’être proche des gens et de se laisser toucher par leur malheur pour bien les aider.

— Je suis même persuadé que vous êtes touché par le malheur de certaines personnes plus que par d’autres.

Meany sembla comprendre seulement maintenant vers où le détective voulait l’amener. Il garda le silence en fixant le sol. C’était le genre de moment que Robinson craignait à tout prix d’interrompre, cet instant parfait quand la lumière surgit dans l’esprit de son interlocuteur. Il attendit la réponse sans se presser, ni montrer quelque signe d’impatience. Il laissa le fil de la conscience de son interlocuteur se dérouler à son propre rythme. Il prit encore quelques gorgées de thé.

— Je suppose que vous faites allusion à ma paroissienne Marie-Louise.

— J’ai bien vu comment vous étiez proche d’elle lorsque vous êtes venu identifier ses vêtements.

— C’est vrai. J’avais surtout beaucoup de respect pour ce qu’elle avait vécu et pour la façon dont elle s’en était sortie. Quel malheur qu’elle ne soit plus là ?

On voyait monter l’émotion dans le visage de Meaney. Il garda le silence pendant un moment avant de continuer.

— C’était une femme unique et si courageuse.

— Pouvez-vous me parler d’elle ? Je suppose que le secret de la confession ne tient plus puisqu’elle est morte ?

— Le secret de la confession tient même après la mort du pénitent.

— Mais tout ce que vous savez sur elle ne vous a pas été livré sous le sceau du secret quand même

— En réalité, très peu.

— Pourtant, vous avez dit à mon adjoint Leclerc que vous étiez lié par le secret.

— J’ai peut-être exagéré un peu, pardonnez-moi. Au moment où il m’en a parlé la première fois, je n’étais pas au courant de sa fin dramatique. Je ne voulais pas livrer de renseignements personnels alors que je croyais la retrouver. Elle n’aurait pas aimé savoir que j’avais parlé d’elle ainsi. C’était une femme si modeste et si discrète. Mais maintenant…

— Vous la connaissez depuis longtemps ?

— Depuis que je suis arrivé dans la desserte, ça fait deux ans. Marie-Louise avait commencé à fréquenter la paroisse dès son arrivée dans le quartier. Elle était arrivée à Saint-Anne une année avant moi.

— Donc, elle habitait le quartier Sainte-Anne depuis… 1857… c’est ça ?

— C’est bien cela.

— Avez-vous une idée d’où elle venait auparavant ?

— Je crois bien qu’elle venait d’une famille de cultivateurs de Laprairie.

— Vous croyez ? …

— Elle se livrait très peu.

— Elle avait une sœur, ici à Montréal.

— Là, vous me l’apprenez. Je ne le savais pas. Comme je vous l’ai dit, elle se livrait très peu sur sa famille et elle était très discrète. Elle m’a déjà dit une fois qu’elle avait perdu ses parents lorsqu’elle était plus jeune, mais sans plus.

— Elle était célibataire ? demanda Robinson qui connaissait pourtant la réponse.

Meany regarda Robinson, puis tourna à demi sa tête vers Morin sans pourtant le voir.

— Ne vous inquiétez pas pour mon adjoint. Quand il est absorbé dans son travail, il n’entend plus rien autour de lui.

Le chef vit Morin lever la tête et esquisser un sourire. Meaney reprit.

— En réalité, elle était séparée…

— … de Giuseppe Ronco…

— Vous savez cela aussi. Décidément !

— C’est mon métier d’en savoir le plus possible sur la victime.

— Vous savez donc aussi que ce… Ronco… est un personnage peu fréquentable.

— Nous le savons, évidemment.

— Lorsque Marie Louise a été mariée avec lui, elle a eu une vie d’enfer, littéralement. Vous savez cela aussi ?

— Non. Et cela nous importe beaucoup d’en connaître un peu plus sur elle si nous voulons coincer son meurtrier.

— Marie-Louise a été mariée trois ans avec cette brute… Il la battait comme plâtre régulièrement, pour un oui ou pour un non. Heureusement qu’elle n’avait pas d’enfants pour assister à cette violence. 

— Elle a enduré cette situation longtemps.

— C’était une bonne catholique. Pour elle, le mariage, c’était pour la vie. Elle s’est décidée à le quitter lorsqu’elle fut convaincue qu’il allait un jour la tuer. Alors, elle est partie sans rien apporter, pas même une valise, avec seulement la robe qu’elle portait sur le dos. Ne sachant pas où aller, elle a cogné à la porte de l’Asile de la Providence tenue par les Sœurs de la Charité.

— Oui, je connais. C’est un asile qui s’occupe des femmes infirmes ou trop vieilles pour prendre soin d’elles-mêmes. On l’a acceptée ?

— Étant donné sa situation et son état (elle était mal en point physiquement), les Sœurs ont bien voulu l’héberger pour un certain temps. C’est auprès des Sœurs qu’elle a appris la couture. Elle était douée comme couturière.

— J’ai bien vu la qualité de confection de ses vêtements et je suis porté à le croire. Elle n’a pas voulu rester chez les Sœurs ?

— Les Sœurs ne pouvaient pas la garder. Il n’y avait pas suffisamment de place pour les femmes bien portantes. Quand elle a été suffisamment guérie de ses blessures, on lui a offert d’entrer dans la communauté. Mais elle savait que ce n’était pas sa vocation et elle est partie.

— C’est donc à ce moment-là qu’elle est venue habiter dans le quartier ?

— Pas tout de suite. Elle a travaillé dans une manufacture de vêtements sur la rue Saint-Laurent. Elle avait trouvé une pension chez une veuve du quartier. Lorsque celle-ci est décédée, elle a décidé de venir s’installer ici. Elle a trouvé ce petit appartement de rien du tout. Vous l’avez visité ? Ça ne paie pas de mine comme logement, mais Marie-Louise était heureuse de vivre là. Cette femme n’avait pas besoin de grand-chose. Elle était optimiste et voyait toujours le bon côté des choses. Elle avait une sacrée force de caractère.

— Elle gagnait sa vie de quelle façon ?

— Elle faisait de la couture à la maison pour des entreprises de vêtements. Il y en a un certain nombre comme elle. Les manufactures sont souvent trop petites pour accueillir toutes les travailleuses. Alors, on leur fournit une machine à coudre, les tissus et les patrons. C’est un travail qui lui convenait bien. Elle était très habile et très rapide. Marie-Louise faisait elle-même ses vêtements, vous savez.

— C’est à ce moment-là que vous l’avez connue ?

— Elle venait à la messe régulièrement. Puis un jour, elle a voulu se renseigner sur les organisations où elle pourrait faire du bénévolat. Après tout ce qu’elle avait vécu, elle voulait encore aider les autres. J’ai tout de suite su que c’était une femme remarquable. Je l’ai orientée vers la Saint-Vincent-de-Paul.

— J’ai cru comprendre qu’elle ne se contentait pas de cette seule activité de bénévolat.

— Effectivement. Elle était sensible aux problèmes des femmes en général. On peut la comprendre, n’est-ce pas ? Elle trouvait que le sort des prostituées était pire que le sien ou même que celui des femmes avec des enfants hors mariage. Elle avait suffisamment d’audace pour aller dans les maisons closes afin de les rencontrer et de tenter de les sortir de leur triste situation.

— Nous sommes au courant de ses activités auprès des prostituées.

— Je ne la trouvais pas très prudente d’effectuer ce travail. Ces femmes méritaient que quelqu’un s’en occupe, mais elles étaient entourées d’hommes peu recommandables.

— À qui le dites-vous !

En voyant la réaction du détective, Meaney ouvrit de grands yeux et dit.

— Vous ne croyez tout de même pas qu’elle aurait été massacrée par l’un de ces hommes malveillants.

— Nous ne sommes fermés à aucune hypothèse pour le moment… quand l’avez-vous engagée pour être votre ménagère à l’église ?

— À l’église, nous avons un bedeau. Je l’ai plutôt engagée pour faire le ménage chez moi. Je suis du genre négligent et, vous vous en doutez, bien occupé. Quand j’ai pris conscience que j’avais besoin de quelqu’un pour m’aider, j’ai tout de suite pensé à elle.

— Et comment était son travail ?

— Elle était parfaite, d’une propreté exemplaire. Ma maison est tout en désordre depuis qu’elle n’est plus là. Je suis un peu perdu sans elle… Un peu perdu…

Meaney baissa la tête. Son visage s’empourpra. Robinson le regardait fixement, se demandant s’il était temps d’aller plus loin. Un interrogatoire arrivait toujours à un moment crucial, un point de bascule. Robinson avait acquis suffisamment d’expérience pour connaître cet instant propice. C’était aussi un instant délicat. Son interlocuteur pouvait se refermer comme une huître et l’élan serait dès lors perdu. Robinson parlait de ce moment comme du Kairos, ce dieu grec du moment opportun qui apparaissait dans la conversation. On représentait Kairos comme ce dieu à la longue chevelure tombant sur le devant du visage et sur les oreilles, mais chauve derrière la tête. Belle métaphore pour dire qu’au moment où le dieu apparaissait aux hommes, il fallait s’en saisir par les cheveux immédiatement. Toutefois, lorsqu’il venait de passer pour s’éloigner de nous, son crâne chauve ne permettait plus aux hommes de s’en emparer et il s’éloignait irrémédiablement.

— Vous étiez amoureux d’elle ?

Meaney releva la tête, les yeux pleins d’eau. Il la tourna à demi une nouvelle fois vers Morin, puis revint sur le visage de Robinson qui hocha légèrement la tête pour lui signifier que son adjoint n’entendait rien. Finalement, Meaney dit.

— Follement… c’était la femme de ma vie.

Meaney sortit un mouchoir d’on ne sait où dans sa soutane et essuya les larmes qui coulaient abondamment sur ses joues.

— Je l’aimais tellement… comment je pourrai faire sans elle ?… Comment ?…

Après avoir laissé l’émotion se calmer un peu, Robinson demanda.

— Pourtant, vous aviez choisi le célibat comme prêtre ?

— Je sais bien sûr… je sais… mais qu’est-ce qu’on connaît de la vie quand, comme moi, vous vous engagez encore enfant ou presque dans les ordres. Les formateurs dans les séminaires vous mettent en garde contre les femmes et vous coupent tout lien avec elles. Pour nous, une femme est « source de péché ». Comme si aimer pouvait être un péché. C’est pourtant la règle d’or de Jésus : aime Dieu et ton prochain comme toi-même.

— Votre relation durait depuis longtemps ?

— Nous avons résisté longtemps, mais depuis un an, nous étions souvent ensemble.

— Vous aviez peur du qu’en-dira-t-on ?

— Évidemment. Nous tentions de nous cacher le plus possible. Elle prenait prétexte de venir faire du ménage chez moi. Elle nous préparait de petits repas… nous étions bien ensemble… 

Le visage de Meaney était de nouveau envahi par les larmes. Il ne cessait de s’essuyer avec son mouchoir pour se donner une contenance. Il finit par ajouter.

— Cette femme était exceptionnelle : généreuse, tellement à l’écoute… de mon côté, j’avais envie de la voir heureuse, de la réconcilier avec les hommes… je voulais lui faire plein de cadeaux, mais elle ne voulait jamais rien recevoir, disant que cela paraîtrait suspect qu’elle porte des bijoux.

— Vous n’avez jamais pensé à officialiser votre relation ?

— De ma part, je commençais à y penser sérieusement. Mais dès que je lui en parlais, elle ne voulait rien entendre. Elle pensait aux dommages que cela me causerait et causerait à mon ministère ou à la communauté.

— Et elle avait raison à votre avis ?

— Assurément. Il aurait fallu que je défroque et que je m’expatrie. Mais j’étais prêt à tout pour elle.

Robinson fit silence avant de donner le coup fatal.

— Et ce refus de sa part, vous l’avez perçu comme du rejet ?

— Que voulez-vous dire ?

— Peut-être vous sentiez-vous prisonnier dans cette relation ? Peut-être vous ne voyiez aucune issue… autre que la mort de l’être aimé ?

Meaney se recula sur son siège et son visage blêmit. Il cria presque.

— Quelle horreur ! Qu’est-ce que vous dites ? Vous êtes fou !

— Écoutez monsieur Meaney, je dois envisager toutes les hypothèses concernant le meurtre de Marie-Louise.

— Je l’aimais tellement. Jamais je n’aurais pas été capable de lui faire du mal. Elle avait tellement souffert déjà.

— Parfois, l’amour nous fait faire toutes sortes de bêtises.

— Comment aurais-je pu tuer l’amour de ma vie et surtout de cette horrible façon ?

— Je conçois que c’est un meurtre sordide et que vous ne semblez pas être un homme qui perd facilement le contrôle de ses moyens. Mais j’ai vu tellement de choses extravagantes dans mon métier.

Meaney garda le silence, déniant vigoureusement en hochant de la tête. 

— Comment avez-vous pu penser cela de moi ?… Comment avez-vous pu ?… Je l’aimais tellement, dit Meaney en pleurant à chaudes larmes.

— Laissez-moi alors vous poser une question qui pourrait vous disculper tout à fait : où étiez-vous dans la nuit du 25 au 26 juillet ?

Meaney pris de temps de se remémorer les dernières semaines. Il avait la réputation d’avoir une mémoire infaillible et cela lui servit fort bien dans les circonstances. Il s’essuya de nouveau les yeux de son mouchoir maintenant tout humide et renifla une ou deux fois avant d’ajouter.

— Cette nuit-là, j’étais au chevet de la vieille dame Granger qui a rendu son dernier souffle au matin du 26 juillet. 

— Vous y étiez depuis longtemps ?

— J’y étais déjà dans la soirée du 25 juillet. On m’avait demandé de venir lui donner l’extrême-onction. Comme j’ai vu qu’elle était au plus mal, je n’ai pas voulu laisser la famille. Ses enfants étaient tous réunis auprès d’elle. Elle était très aimée. Je leur ai proposé de prier avec eux pour que son âme monte au ciel, purifiée.

— Je vous crois, monsieur Meaney. Nous allons vérifier votre alibi par acquit de conscience, mais je vous crois. Veuillez me pardonner d’ajouter ma suspicion à votre souffrance.

— Vous faites votre métier. Je le comprends. Avez-vous d’autres suspects en vue ? dit Meaney en remettant son mouchoir dans sa poche.

— C’est une enquête difficile. Nous avons bien dans notre mire une ou deux personnes, mais rien de très solide.

— Avez-vous autre chose à me demander ?

— Non. Vous avez répondu franchement à toutes mes questions et je vous en remercie.

— Pouvez-vous me tenir au courant du développement de votre enquête ?

— Je le ferai, vous pouvez en être assuré.

Sur ces derniers mots, Robinson et Meaney se levèrent. Le chef demanda à Morin, qui n’avait pas bougé de sa place, d’aller reconduire le prêtre chez lui. Les deux hommes se serrèrent la main et se séparèrent.