
Mon parcours
Je suis Marcel Viau. J’ai fait carrière comme professeur à l’Université Laval, où j’ai dirigé une revue savante et présidé une association internationale. Je me suis intéressé à la philosophie du langage. Depuis une douzaine d’années, je me consacre à ce qui m’attire désormais : raconter des histoires. J’ai exploré différents genres avant de trouver ma voie dans des romans historiques où se mènent des enquêtes policières.
Pourquoi le début de la Confédération ?
Cette période m’intéresse parce qu’elle est peu explorée en fiction, alors qu’elle regorge de tensions sociales et politiques fascinantes. Le Canada se cherche encore, les institutions vacillent, les équilibres sociaux restent précaires. J’ancre chaque récit dans cette réalité historique documentée, en mêlant personnages fictifs et figures réelles. J’ai créé deux détectives, Silas Robinson et Miss Dupuis, qui mènent des enquêtes criminelles entre Montréal, Québec et Ottawa, dans un monde en pleine mutation.
Ma méthode de travail
Chaque roman suit le canevas d’une tragédie grecque classique – Œdipe roi, Alceste, Les Choéphores… Ces structures me donnent un cadre solide pour explorer les conflits de loyauté et les dilemmes moraux qui traversent l’époque. C’est un défi que je me lance à chaque livre.
Je publie d’abord mes romans par épisodes hebdomadaires, comme le faisaient les romanciers du XIXe siècle dans les revues, avant de les rassembler en livres complets.
Mes autres écrits
Avant ces romans historiques, j’ai exploré d’autres univers : romans, théâtre, nouvelles, essais. → Découvrir ces œuvres
Ce qui me guide
L’écriture, pour moi, c’est mettre en lumière ce qui se cache derrière les apparences. Dans mes romans historiques, je m’attache à faire revivre une époque : les atmosphères, les tensions, les enjeux politiques.
Dans mes ouvrages, j’essaie de ne jamais expliquer ce que mes personnages ressentent. Pas de narrateur qui vous dit qu’un tel est furieux ou qu’une telle a peur. Personne qui pense en son for intérieur à ce qu’il aime ou à ce qu’il n’aime pas. Vous voyez ce qu’ils font, vous entendez ce qu’ils disent, et c’est à vous de comprendre le reste. Un peu comme à la télévision, en fait : la caméra ne vous dit jamais ce qu’un personnage pense, elle vous montre une scène, et c’est vous qui interprétez. Ça peut déstabiliser au début, je le sais, il y a des lecteurs qui aiment qu’on les guide un peu plus. Mais c’est un choix que j’assume, et je pense que ça donne un rythme plus proche d’une série télé que du roman classique.
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