Place Jacques-Cartier, Montréal, vers 1850
Place Jacques-Cartier, Montréal, vers 1850

Pendant longtemps, ce site a été présenté comme « Les Enquêtes de Silas Robinson ». C’était vrai, à une époque. Ce ne l’est plus tout à fait maintenant. Il était temps que le nom du blogue le dise aussi clairement que les romans eux-mêmes.

Pourquoi ce changement?

Ces dernières années, à mesure que la série avançait (voir la progression des romans), j’ai compris que ce que j’écrivais avait changé de nature. Ou peut-être simplement révélé sa vraie nature : ce ne sont pas des romans policiers historiques. Ce sont des romans historiques dans lesquels se trouve une enquête.

La différence n’est pas cosmétique. Un roman policier historique se lit d’abord pour son enquête ; le décor d’époque n’y est qu’un habillage. Ici, c’est l’inverse. Le vrai sujet, c’est un pays qui se cherche encore : le Canada entre 1850 et 1870, en plein chantier industriel, traversé de tensions et de silences officiels.

Chaque roman part d’un moment réel, documenté, de ce Canada en formation pour révéler ce que la version officielle a préféré taire. L’enquête n’est que le fil qui permet d’y entrer, un peu à la manière de Simenon qui n’aimait pas qu’on le réduise à un auteur de polars, préférant qu’on y voie des romans où se trouvait, incidemment, un commissaire de police.

Qu’arrive-t-il avec Silas Robinson et Miss Dupuis?

Ils restent, et ce sont toujours ces deux détectives qui mènent les enquêtes au fil des romans. Mais ils font désormais partie de l’histoire plutôt que d’en être le centre, une place plus modeste, mais plus juste. Et lorsqu’il en sera question, ce sera toujours à deux : Silas Robinson et Miss Dupuis, jamais l’un sans l’autre.

— Marcel Viau


Les mystères de la Confédération — Romans, 1850-1870