Le dernier enfant de Sault-Sainte-Marie
Épisode 3
Quelques structures légères en écorce de bouleau, des abris bas disposés sans ordre apparent, des canots retournés sur la rive. Une vingtaine d’Ojibwés, hommes et femmes, certains debout, d’autres assis devant les structures. Personne ne bougea à leur arrivée. Un feu brûlait à l’écart, entretenu par personne de visible. Des voix de femmes montaient de quelque part. Pas des pleurs, quelque chose de plus régulier, de plus ancien, une mélopée qui allait et venait avec le vent.
Lawrence s’arrêta et se retourna.
— Nous y voilà.
Il n’y avait pas de barrière, pas de frontière, seulement le sol et les arbres. Mais Lawrence n’avait pas eu besoin de le préciser. Robinson et Miss Dupuis restèrent où ils étaient.
Deux femmes se tenaient à l’écart, debout, qui les regardaient sans bouger. Leur silence n’était pas hostile, juste décidé, comme celui de gens qui ont depuis longtemps cessé d’attendre quoi que ce soit des étrangers.
L’échafaud était là, à vingt pas peut-être. Quatre poteaux plantés dans la terre, une plateforme à deux mètres du sol, la forme enveloppée d’écorce dorée à l’ombre d’un grand cèdre. Des objets étaient suspendus autour. Robinson distingua une petite outre en peau, ce qui ressemblait à un fragment de filet de pêche, quelque chose de rouge qu’il ne put identifier. Il ne s’approcha pas. Il regarda de là où il était.
À gauche du campement, adossé à un bouleau, un peu à l’écart de tout, un homme en soutane noire se tenait debout, son chapeau à la main, et regardait le sol devant lui, comme quelqu’un qui attend depuis longtemps et qui a appris à ne pas le montrer.
Lawrence, qui avait suivi le regard de Robinson, dit à voix basse :
— Du Ranquet, le missionnaire jésuite. Il passe par ici deux ou trois fois par an.
Miss Dupuis tourna la tête.
— Il n’est pas dans la cérémonie ?
— Non. Ishkode n’était pas baptisé. Mais il est venu quand même. Pour elle, je suppose.
Il désigna discrètement de la main une femme debout près de l’échafaud, immobile, le dos tourné aux étrangers.
— Mashka. La mère de l’enfant.
Lawrence reprit sa marche et entra seul dans le campement. En quelques pas, il disparut entre les structures.
Le prêtre releva la tête. Il vit les deux détectives et s’approcha avec la démarche tranquille d’un homme habitué à traverser des situations délicates sans que cela se voie sur son visage. Il tendit la main à Robinson.
— Père Du Ranquet. Je suis au courant de votre venue.
— Silas Robinson. Et voici Miss Dupuis.
— Monsieur Robinson. Mademoiselle.
Sa voix était posée, avec un accent que Robinson situa quelque part du côté du Massif central, adouci par les années, mais pas tout à fait effacé.
— Vous êtes arrivés ce matin, dit-il. Lawrence m’avait prévenu.
— Vous connaissez les raisons de notre présence, dit Robinson.
— Je connais les raisons que Lawrence a données à son cousin, William Ermatinger.
Son regard alla vers l’échafaud, puis revint.
— Je suis venu dès que j’ai appris la mort de l’enfant. J’avais des baptêmes en attente à la chapelle, des naissances depuis ma dernière visite. Mais j’ai fait vite.
— Et pour l’enfant ? dit Miss Dupuis.
Du Ranquet tourna les yeux vers elle. Il y avait dans son regard quelque chose qui n’était pas de la surprise, mais de l’attention recalculée, l’attention d’un homme habitué à n’être interrogé que par d’autres hommes.
— Ishkode n’avait pas été baptisé, dit-il. Son père y était formellement opposé. Animikiin était un homme profondément pieux à sa façon, un Midewiwin, pratiquant convaincu. Le Midewiwin et le baptême ne vont pas ensemble. J’ai eu des entretiens avec lui au fil des ans. Des conversations respectueuses, mais sans résultat. C’est son droit.
— Et depuis la mort du père ? dit Miss Dupuis.
Du Ranquet tourna la tête vers elle, puis marqua une courte pause avant de répondre.
— Animikiin est mort il y a trois ans, à la chasse. J’avais espoir que la situation évoluerait. Mais c’est Ozha qui a pris les décisions en main. La mère d’Animikiin et la grand-mère d’Ishkode. C’est elle qui tient la famille, qui garde les traditions. Une femme d’une autorité considérable dans cette communauté, et qui a ses propres convictions.
Il dit cela sans amertume notable, avec la patience d’un homme qui a consacré sa vie à des conversions qui arrivent ou n’arrivent pas, et qui a fait la paix, au moins en apparence, avec les deux cas. Il continua :
— La mort d’Animikiin a laissé la famille dans une situation difficile. Des questions de terres, d’arrangements à prendre. M. Simpson, le dernier directeur de la Compagnie de la Baie d’Hudson ici, s’est montré d’une grande discrétion à cette époque. Il a facilité certaines choses pour la famille. Un homme qui connaît bien la région et qui s’intéresse à son avenir.
Robinson ne dit rien. Il retint le nom.
— Un jeûne initiatique, dit-il enfin. C’est ce qu’Ishkode faisait au moment de sa mort.
— Oui.
Du Ranquet marqua une pause, regarda ses mains, puis reprit :
— C’est un rite très ancien, très enraciné. Le jeune homme part seul en forêt, il ne mange pas, il boit peu, il attend que quelque chose vienne à lui : un esprit gardien, une révélation, ce qu’ils appellent le manidoo. Cela peut durer trois jours, parfois cinq.
— Cinq jours, dit Miss Dupuis. Sans manger ?
— Sans manger. Avec seulement un peu d’eau. Les jeunes hommes y voient l’un des événements les plus importants de leur vie. Ils s’y préparent avec sérieux, l’endurent avec un dévouement qui n’est pas sans rappeler, dans sa forme au moins, ce que nos propres ascètes ont toujours pratiqué. Je ne dis pas que c’est la même chose. Je dis que l’aspiration se ressemble.
— Vous y voyez une valeur spirituelle ?
Du Ranquet l’observa cette fois avec un regard différent, plus vif.
— Je vois une aspiration réelle vers quelque chose qui dépasse l’homme. Un peuple qui cherche, à sa façon, ce que nous appelons Dieu. Ce n’est pas la voie que l’Église reconnaît. Mais l’aspiration, oui. Ce serait intellectuellement malhonnête de nier ça.
Il prit un temps, puis continua :
— Ce qui me trouble dans le cas d’Ishkode, c’est qu’il est mort pendant cette épreuve. Seul. Sans secours possible, parce que la règle interdit qu’on s’approche de lui. Et déshydraté, paraît-il. Trois jours seulement. Pourtant, ce n’est pas la première fois qu’un jeune homme fait ce jeûne.
Il regarda l’échafaud.
— Je ne sais pas ce qui s’est passé. Je suis là parce qu’Angélique est là. Et parce que, quelle que soit la façon dont cet enfant a été élevé, il est mort. C’est suffisant pour être là.
— Angélique ?
— La mère d’Ishkode. C’est le nom de baptême de Mashka. Mais elle préfère qu’on l’appelle Mashka.
— Vous la connaissez depuis longtemps, dit Miss Dupuis.
Quelque chose bougea imperceptiblement dans la façon dont Du Ranquet tenait son chapeau.
— Depuis qu’elle est petite. Elle est venue à Montréal chez les Sœurs Grises à la fin des années quarante. Elle devait avoir dix ou onze ans. Une élève tout à fait exceptionnelle. Vive, curieuse, obstinée. Elle apprenait le français avec une avidité que j’ai rarement vue chez une enfant de cet âge.
— C’est vous qui avez arrangé ce séjour ?
— J’y ai contribué. C’était une vraie occasion pour elle. Les Sœurs s’en occupaient bien.
— Et elle est revenue ici ?
— Elle est revenue. Mashka fait ses propres choix. Elle l’a toujours fait.
Il le dit avec une réelle admiration, et, tout au fond, quelque chose qu’il n’aurait sans doute pas appelé de la déception. Il inclina la tête vers les deux détectives et retourna vers son bouleau.
Robinson le regarda partir. Miss Dupuis dit à voix basse, sans le regarder :
— Il est fier d’elle.
— On peut dire cela. Ou plutôt, il est fier de l’avoir « civilisée », dit Robinson sur un ton indéfinissable.
Du Ranquet portait sa mission avec lui et la posait partout où il allait, sans s’en apercevoir.
* * *
Lawrence revint du campement d’un pas plus rapide que celui avec lequel il était parti.
— Mashka accepte de vous recevoir.
— Elle vient ?
— Elle vient.
Du Ranquet s’était déplacé vers son bouleau. Robinson nota le détail : le Jésuite ne chercha pas à s’inclure dans ce qui allait suivre. Il savait exactement où était sa place ce matin-là.
Mashka sortit de derrière l’une des structures d’écorce. Elle s’approcha sans hâte, avec la façon de marcher de quelqu’un qui ne fait jamais un pas de plus que nécessaire. Elle était plus jeune que Robinson l’avait imaginé. Trente ans, peut-être un peu moins, peut-être un peu plus. Grande pour une femme. Les cheveux noirs séparés en deux tresses sombres sur la poitrine. Elle portait une robe simple, sombre, sans ornement. Rien dans sa tenue qui indiquait le deuil à la façon française ou anglaise : pas de noir de convention, pas de crêpe, rien de ce que Montréal aurait reconnu comme signe de perte. Mais quelque chose dans la façon dont elle tenait les épaules, dans la ligne de la mâchoire légèrement serrée, disait que toutes les forces de ce corps étaient employées à tenir debout, et que c’était un travail qui ne s’arrêtait jamais, pas même la nuit.
— Vous êtes venus de Montréal, dit-elle.
Ce n’était pas une question. Sa voix était basse, égale. Son français était précis et élaboré, avec quelque chose dedans qui n’appartenait à aucun accent reconnaissable, ni français de Paris ni canadien-français. Un français appris, travaillé, devenu sien par la seule force de la volonté.
— Oui, dit Robinson. William Ermatinger nous a mandatés.
— Je sais.
Elle le regarda encore un moment, avec ce regard droit qui n’invitait rien et n’écartait rien non plus.
— Pourquoi vous ? dit-elle.
— Pardon ?
— Pourquoi des gens de Montréal ? Des gens qui ne connaissent rien d’ici, rien de nous.
— Parce que des gens d’ici ont déjà conclu à l’accident. Et que William Ermatinger ne le croit pas.
Mashka ne répondit pas immédiatement. Quelque chose traversa son visage, fugace, qu’elle ne laissa pas s’installer. Elle regarda les rapides un moment, au loin. Puis elle revint à Robinson.
— Et vous ? Qu’est-ce que vous croyez ?
— Je n’ai pas encore d’opinion. C’est pour ça que je dois voir le corps de l’enfant.
Mashka s’arrêta. Pas longtemps. Elle tourna les yeux vers l’échafaud, une seconde, pas plus, comme malgré elle. Puis elle les ramena sur Robinson.
Un silence. Les femmes du campement chantaient toujours. Le feu brûlait à l’écart. Puis Miss Dupuis dit, et sa voix avait le même calme que la voix de Mashka :
— Vous êtes la seule qui puisse demander ça à Ozha. Pas nous. Pas Lawrence. Vous seule.
Mashka tourna les yeux vers elle. Ce fut un regard qui dura un peu plus longtemps que prévu, pas le regard d’une femme qui évalue une étrangère, mais celui de quelqu’un qui reconnaît quelque chose qu’elle ne s’attendait pas à voir. Miss Dupuis ne baissa pas les yeux.
Robinson n’aurait pas su formuler ce qui se passa dans cet échange-là. Mais il vit que quelque chose avait changé. Et pas seulement du côté de Mashka.
— Je vais y penser, dit Mashka.
Sa voix était restée égale. Elle mit un moment avant de repartir, les yeux une dernière fois sur l’échafaud, comme si elle avait besoin de vérifier que la forme était toujours là. Puis elle retourna vers le campement, sans hâte, comme elle était venue.
Robinson la suivit des yeux jusqu’à ce qu’elle disparaisse entre les structures. Puis il regarda Miss Dupuis.
Elle fixait l’échafaud, les bras le long du corps, immobile. Son visage avait cette expression reconnaissable par ses collègues : pas d’émotion visible, juste la concentration de quelqu’un qui enregistre tout. Mais le léger redressement des épaules disait autre chose. Dans le regard de Mashka, elle avait vu quelque chose qui avait échappé à Robinson. Il ne lui posa pas la question. Ce n’était pas le moment.
* * *
— C’est bien. Qu’elle dise « j’y pense ». C’est déjà beaucoup, dit Lawrence à voix basse en s’approchant.
— Combien de temps ? dit Robinson.
— Je ne sais pas. On attend.
Ils attendirent.
Du Ranquet était toujours là, à l’écart, chapeau à la main. Il ne s’approcha pas. Robinson lui jeta un regard et le Jésuite répondit par un petit signe de tête qui voulait dire : je suis là, je ne demande rien.
Miss Dupuis s’était légèrement éloignée vers la rive, les bras croisés sur la poitrine. Robinson la laissa. Il y avait des moments où s’éloigner de quelques pas n’était pas un désaccord, mais simplement une façon de regarder les choses autrement.
Voyant que Robinson était seul, Du Ranquet s’approcha et vint se placer à côté de lui, les mains dans le dos.
— Vous avez déjà mené des enquêtes de ce genre ? dit-il à voix basse.
— De quel genre ?
— Des affaires qui touchent à des communautés qui n’ont pas demandé à vous voir.
Robinson réfléchit un moment.
— Toutes mes affaires touchent à des gens qui n’ont pas demandé à me voir.
Du Ranquet eut un sourire bref qui disparut aussitôt.
— C’est juste.
Il retourna vers son bouleau.
Lawrence se tenait à mi-distance entre les deux détectives, sans tout à fait appartenir à l’un ni à l’autre côté. Robinson l’observa un moment. Ce n’était pas le malaise de quelqu’un qui ne sait pas où se mettre : c’était la posture familière d’un homme qui a appris à ne jamais tout à fait appartenir au décor dans lequel il se trouve, et qui en a fait une façon d’être.
Les chants des femmes ne s’étaient pas interrompus depuis leur arrivée.
Lawrence se pencha vers Robinson et dit à voix basse, comme s’il répondait à une question qu’on ne lui avait pas posée :
— Elles ne s’arrêteront pas avant l’enterrement. L’âme ne doit pas voyager seule.
Un autre son, plus proche. Une voix de femme jeune, pas tout à fait chantée, pas tout à fait parlée. Robinson se retourna. Une femme se tenait à l’entrée du campement, les yeux très ouverts, les bras le long du corps. Elle regardait l’échafaud avec la fixité de quelqu’un qui voit quelque chose que les autres ne voient pas.
— Bame, dit Lawrence à mi-voix. La fille d’Ozha. La sœur d’Animikiin. La belle-sœur de Mashka. Elle est un peu… étrange.
Bame récita alors quelques mots, d’une voix égale, sans inflexion, comme quelqu’un qui dit une chose évidente qui devrait n’avoir besoin d’aucune explication : Tyau, tyau ! sunnagud, Nin dininee wun aubun, She gwuh dush, Ni my een gwun iewh! Heo hwooh.
Lawrence se tut. Robinson et Miss Dupuis, qui était revenue se placer près de lui, le regardèrent. Il cherchait ses mots, visiblement insatisfait d’avance de ce qu’il allait dire.
— C’est… une exclamation d’abord… « Ah ! ah ! »… Sunnagud… quelque chose comme « c’est étrange »… Nin dininee wun aubun… « moi… je suis en train de changer »… She gwuh dush… « bientôt maintenant »… Ni my een gwun iewh… « on m’a abandonné »…
Il s’arrêta, les mains légèrement écartées. Il y avait dans ce silence quelque chose qui ne tenait pas seulement à la difficulté de traduire.
Mashka, qui s’était approchée sans qu’on l’entende, dit alors à mi-voix, s’adressant à Miss Dupuis :
— C’est l’histoire de Sheem : l’enfant abandonné sur le rivage par sa famille. Il attend, il dépérit, et, à la fin, il se transforme en quelque chose que les hommes ne peuvent plus atteindre.
Elle marqua une pause, puis traduisit :
— « Ah, vous, les loups, dans toutes vos errances, je vous ai trouvés bons et fidèles. Plus qu’un homme, et maintenant je me transforme, et serai bientôt l’un des vôtres. »
Un silence. Miss Dupuis regarda Robinson. Robinson regarda Bame. Bame ne regardait personne. Elle regardait l’échafaud.
— C’est tout ? dit Miss Dupuis.
— C’est tout ce qu’elle a dit, répondit Mashka.
On entendit encore Bame qui entonnait une mélopée. Mashka traduisit :
— « Il n’y a que les braves qui peuvent espérer une alliance avec la maison de Wawanosh. Ne crois pas que mon sang de guerrier se mêlera à la modeste marque des Awasees. »
Lawrence fronça les sourcils, mais ne dit rien. Robinson le nota. Miss Dupuis se tourna vers Mashka.
— C’est la même histoire ?
— Non, dit Mashka. C’est l’Amant Rouge. Un chef qui refuse un prétendant parce qu’il juge son clan trop humble. Trop modeste pour s’allier à sa maison.
Elle s’arrêta un moment.
— Dans notre tradition, ceux qui jugent ainsi finissent toujours par le regretter. Surtout quand ils viennent de loin pour juger.
Bame avait cessé de chanter. Elle regardait toujours l’échafaud, les bras le long du corps, immobile.
Il y avait dans les deux strophes quelque chose qui ne se rejoignait pas encore : l’enfant qui se transforme en quelque chose d’inaccessible, et quelqu’un qui avait jugé une lignée sans valeur. Deux histoires. Peut-être une seule. Robinson le nota avec tout le reste et attendit.
Mashka se tourna vers Miss Dupuis.
— Ozha accepte. Mais il faut que ce soit vous et vous seulement.
Elle dit cela simplement. Puis, avant de repartir, elle posa les yeux une dernière fois sur Miss Dupuis avec ce regard qui n’était ni un sourire ni un signe de bienvenue, mais quelque chose qui ressemblait à une décision prise.
— C’est vous seule qui pouvez toucher au corps.
Elle regarda brièvement Robinson.
— Pas l’homme.
Robinson hocha la tête sans un mot.
Mashka repartit vers le campement. Miss Dupuis ne bougea pas tout de suite. Elle regardait l’échafaud, la forme enveloppée d’écorce dorée, l’enfant mort depuis cinq jours dans la chaleur de juillet. Les femmes chantaient toujours. Les rapides grondaient au loin, sourds et patients.
Puis elle se retourna vers Robinson.
— Je suis prête.
Très bon et différent des précédents. merci!
Quitteras-tu Robinson, Miss Dupuis, tes recherches et tes écritures quelques heures pour te joindre à nous le 1er octobre?