Le e-feuilleton LES SUPPLIANTES est un roman qui raconte l'histoire de trois femmes à la croisée des chemins. Pour celles et ceux qui voudraient lire les épisodes précédents, consultez la rubrique « Les Suppliantes ».

Épisode 13 : J’ai tout donné

Anne-Marie, redevenue simple patrouilleuse, vient de rencontrer Madame Simpson couchée sur un banc de parc. Elle est en piteux état, véritable loque humaine. Elle a engagé la conversation.

FINALE DU E-FEUILLETON


Abbaye de La Sauve-Majeure, France

Anne-Marie est encore chamboulée par l’état pitoyable de Madame Simpson. Plusieurs questions se bousculent dans sa tête. Elle se demande comment une femme d’une telle dignité, d’une telle grandeur d’âme a pu descendre aussi bas. Et puis, elle venait d’une famille à l’aise. Pourquoi se retrouve-t-elle sans le sou couchée sur un banc de parc ? Qu’est-il arrivé de son Centre, de sa congrégation ? Sa famille est-elle au courant de ses déboires ?

Anne-Marie ne va pas brusquer Madame Simpson, mais elle sent vraiment le besoin d’établir un contact. Jusqu’à maintenant assise à l’autre extrémité du banc, elle s’approche doucement. Madame Simpson se redresse en sentant que l’on commence à entrer dans sa bulle. Mais elle ne cherche pas à fuir. Seul son visage se lève vers le ciel et ses yeux tombent à nouveau dans le vague.

Lorsqu’elle a entrepris la mise en œuvre de la congrégation de Montréal et surtout du Centre des réfugiés, elle avait mis beaucoup, beaucoup d’espoir en eux. Elle venait de tout quitter, sa famille, son église de Laurel pour suivre René. Bien sûr, elle ressentait un grand vide. C’était normal. Elle avait toujours vécu dans un monde qui avait ses coutumes et ses règles immuables. Elle appartenait aussi à un univers particulier de grandes familles aristocratiques du Sud, de celles qui avaient fondé ce pays, de celles qui avaient été enrichies par les terres fertiles du Mississippi, de celles qui gardaient la nostalgie d’une certaine époque même après les changements qui avaient bouleversé leur mode de vie.

Certes ce monde avait son lot de complexité, de failles, de « péchés » comme on le disait. Mais il s’appuyait aussi sur des règles morales et religieuses de haute tenue. Ces règles leur avaient permis de survivre dans un univers dur et sans pitié. Madame Simpson appartenait à l’une de ces vieilles familles qui se voyaient garantes d’une certaine vision capable de former un rempart contre la barbarie, contre le mal. Et ce n’était pas que des mots en ce qui la concernait. Elle s’était engagée corps et âme auprès de ceux qui en avaient le plus besoin. Elle le faisait avec sincérité, sûre de son bon droit.

Lorsqu’elle est arrivée à Montréal, elle a d’abord considéré ses nouveaux engagements comme se situant dans le droit fil de ce qu’elle avait accompli auparavant. Sans se poser de question, elle s’y était engagée à fond toujours aussi certaine de ses convictions. Elle considérait tout simplement sa venue dans un autre pays comme une nouvelle aventure sans se douter que ce serait sa perte. Quand Maya est arrivée, Madame Simpson n’avait pas pris encore la mesure de l’absence des repères qui avaient contribué à la soutenir là-bas, dans le Sud. Elle était nue, mais elle ne le savait pas encore.

Anne-Marie comprend bien qu’elle erre dans ses pensées. Elle s’approche encore un peu plus jusqu’à la toucher. Alors, Madame Simpson sort aussitôt de ses rêves et demande à Anne-Marie.

— Qu’est-il arrivé à… Maya… ?

— Maya oui, Maya… Elle n’a jamais voulu se faire représenter par un avocat. Elle a plaidé coupable du meurtre de ses enfants. Elle est maintenant en prison pour un bon bout de temps.

Mais ce n’était vraisemblablement pas ce que Madame Simpson voulait entendre. Ces nouvelles, elles les avaient lues comme tout le monde dans les journaux. Mais Anne-Marie ne pouvait pas lui en dire plus. Elle n’avait plus revu Maya depuis le jour où elle avait presque trouvé la mort durant sa crise éthylique. Et Maya faisait dorénavant partie du passé auquel elle avait tourné le dos sans retour possible. Elle finit tout de même par lui poser la question.

— Vous le saviez n’est-ce pas ? Vous saviez qu’elle avait tué ses enfants ?

— Je savais qu’elle était capable de tout. Ça, je le savais.

— Vous la connaissiez si bien alors ?

— Pas suffisamment. Pas suffisamment… Maya était plongée dans un gouffre sans fond…

Madame Simpson se rembrunit. Elle baisse maintenant la tête et voit la bouteille de vin déposée par terre. Ses lèvres remuent comme un bébé qui a soif. Mais elle ne pose aucun geste pour aller la chercher. Elle hésite à continuer à parler. Puis, elle se résigne.

— Vous savez ce qu’est le Tartare, Anne-Marie ?

— Non.

Madame Simpson tente de tirer de très loin de sa mémoire ce qu’elle s’apprête à dire. Elle regarde à nouveau le ciel.

— Je vais tenter de vous traduire en français. « Puis je vis un Ange descendre du ciel, tenant à la main la clé du Tartare. Il maîtrisa le Dragon, Satan, et l’enchaîna pour mille ans dans le lieu infâme »… C’est dans l’Apocalypse… Maya était plongée dans le Tartare. Elle était submergée par la souffrance et l’horreur. Voilà pourquoi elle a fait des choses… innommables…

Madame Simpson s’arrête de nouveau. Cette fois ses yeux se chargent de larmes. Elle fouille encore une fois dans ses poches, celle de gauche, puis celle de droite et trouve enfin ce qu’elle cherche : un mouchoir sale. Elle s’essuie délicatement les yeux avec le chiffon. Elle ne s’excuse pas cette fois, comme lorsqu’elle avait pleuré devant Anne-Marie naguère. Elle ne s’excuse plus dorénavant. Elle continue.

— C’est le Dragon qui a gagné… il est sorti du Tartare et est revenu nous hanter. Si jamais il y a un Dieu, Satan le garde enfermé au ciel… Si jamais il y a un Dieu… Il a maintenant disparu de la surface de la terre… ou il est mort à Alep ou ailleurs, là où les hommes ne trouvent rien de mieux que de s’exterminer.

— Vous n’avez plus la foi, Madame Simpson ?

— … Je me demande si je ne l’ai jamais eu… Chez nous, la foi se passait de génération en génération. Mon grand-père était pasteur, mon père l’était et j’ai tout simplement suivi leur trace… sans me poser de question. Maya m’a ouvert les yeux.

— Maya était une femme terrible qui a fait des choses terribles.

— Oui. Sans doute. Ce qu’elle a fait est terrible. Mais ce qu’elle m’a fait découvrir sur moi-même l’était tout autant. Malgré toutes… les horreurs qu’elle a pu vivre et même celles qu’elle a pu faire, il y avait chez elle quelque chose que je n’avais pas et qui me manquait terriblement.

— C’était quoi ?

— C’est bizarre ce que je vais vous dire, Anne-Marie… mais Maya était tellement… How can I say that ? Paradoxical ?… Cette femme qui n’a pas hésiter à tuer ses propres enfants m’a fait découvrir ce qu’était la vie, la vraie vie, la vie brute, animale. Maya avait cette… primitive drive, cette passion qui la brûlait et qui lui venait du fond des âges. Elle débordait de cette… bubbling and destructive life… Et moi… bien moi j’étais morte en dedans.

— Que voulez-vous dire ?

— Maya m’a laissé entrevoir… comme dit-on, my emptiness. Vous comprenez, Anne-Marie, j’ai toujours fait ce que je devais faire dans ma vie. J’ai pris soin de mon petit frère malade. Mes parents ne voyaient que lui, ne s’occupaient que de lui. Je me suis dévouée aussi, parce que c’est ce qu’il fallait faire. Mais il me semblait que plus je donnais, plus je disparaissais aux yeux des autres. Ma mère … et bien Mother never really loved me. Mon père, lui, considérait que nous ne devions jamais penser à soi, que c’était de l’égoïsme. Quand j’ai repris l’église de Daddy, je me suis dévouée sans compter. Puis, je suis venu ici, parce que mon mari vivait ici et que je croyais que c’est ce que je devais faire. Puis j’ai fait ce que je devais faire… du bien, comme vous le dites. C’est ce que je devais faire… jusqu’à ce que Maya arrive.

Les larmes recommencent à couler des yeux de Madame Simpson. Elle continue à s’essuyer avec son vieux chiffon. Anne-Marie sort un mouchoir propre de sa poche et le lui tend. Elle l’accepte avec un « thank you » tout en remettant le chiffon sale dans sa poche.

— J’avais appris à tout donner. Mon Dieu me disait de tout donner, comme il l’avait fait lui-même. Mais il ne m’avait jamais prévenu qu’en faisant cela, il ne me resterait plus rien.

Madame Simpson arrête de parler, comme subjuguée par ce qu’elle vient de dire. Puis, elle se décide à continuer avec peine. Elle est très sombre maintenant.

— Il n’y a personne là-haut. C’est le vide total. Comme c’est le vide au fond de moi. C’est quand j’ai compris cela que je suis partie. J’ai tout quitté : mon mari, notre église, le Centre où je faisais « tant de bien ». J’ai tout laissé derrière moi sans prendre même un bagage. Je n’ai plus donné de nouvelles à personnes. Peut-être qu’on me cherche encore. Qui sait ? Mais je ne veux rien savoir de ces gens qui me veulent du bien et qui ont décidé bien tard qu’il était temps de m’en faire. Il n’y a personne là-haut, Anne-Marie. Personne.

Anne-Marie semble réellement désolée d’entendre ce que Madame Simpson vient de dire. Elle approche la main et la dépose doucement sur celle de Madame Simpson. Celle-ci ne se retire pas. Les deux restent ainsi pendant un bon moment, à regarder au loin sans vraiment voir quelque chose.

Après avoir passé quelques minutes sans parler, Anne-Marie dégage doucement sa main pour aller fouiller dans son sac. Elle en sort un sandwich enveloppé dans du film transparent. Elle l’offre à Madame Simpson. Celle-ci le prend avec précaution et le développe lentement, presque avec élégance. Anne-Marie ne peut s’empêcher de sourire en pensant que les bonnes manières n’avaient jamais quitté la grande dame du Sud. Madame Simpson prend résolument une bouchée dans le pain mou et mastique avec satisfaction. Il y sûrement quelques jours qu’elle n’a pas mangé, cela semble évident.

En la voyant ainsi affamée, Anne-Marie se remémore le temps où ce n’était pas la faim qui la tenaillait, elle, mais la soif. Cette sensation d’insatisfaction perpétuelle qui la rongeait de l’intérieur l’a menée au seuil de la mort. Elle se revoit hoquetant et sanglotant dans les bras de Germain, désormais son parrain d’abstinence. Elle se rappelle ses premiers pas auprès des AA. Ces premiers pas, elles les avaient franchis effectivement. Cependant Germain l’avait bien prévenue : « Rien n’est gagné, petite. Jamais. Tu dois t’accrocher ».

Elle avait été étonnée du bien que lui avait fait la lecture des douze étapes des AA. Il y avait là non seulement quelque chose de simple et de rafraîchissant, mais un projet possible, une sorte d’ouverture qu’elle avait tant attendue. Elle avait longtemps cherché des réponses à des questions qui n’étaient pas les bonnes. Dorénavant, elle se sentait sur le chemin pour répondre à la seule qui compte vraiment : qui suis-je ?

Puis il y avait le Bonhomme d’en haut, comme l’appelait Germain. Celui-là, elle s’était tant battue contre lui pendant une partie de sa vie. Elle avait fait tant de détours pour ne pas le voir, jusqu’à jouer l’indifférence. Qu’est-ce que ce monde-ci avait à faire de ce Dieu, pur fantasme de nos âmes en mal d’espoir ? Là-haut, il n’y avait que des étoiles, des masses lumineuses à l’infini qui somme toute nous ramenaient à notre juste mesure, soit quelques gouttes dans l’océan.

Mais depuis lors elle avait changé de point de vue. Radicalement. Voici qu’elle engage de nouveau la conversation avec Madame Simpson.

— En tout cas, votre Dieu est bien bizarre… Il ne ressemble pas à celui que je connais.

Madame Simpson sort de son précaire état de bien-être qui était le sien depuis un moment. Peut-être était-ce le sandwich qu’elle venait de terminer ou encore la main d’Anne-Marie qu’elle avait sentie sur la sienne ?

— Vous m’étonnez Anne-Marie. J’avais cru comprendre que ces choses-là ne vous intéressaient pas.

— C’était vrai… à une époque… mais plus maintenant.

— Qu’est-ce qui a changé ?

Anne-Marie a des souvenirs précis de la rencontre avec Madame Simpson. En réalité, ce fut à ce moment-là que les signes précurseurs de sa crise se sont manifestés. À l’époque, évidemment, elle n’avait pas compris. Maintenant, avec le recul, elle est en mesure de prendre conscience du choc salutaire que Madame Simpson lui avait causé sans s’en rendre compte, elle-même perdue dans les dédales de son labyrinthe intérieur.

Anne-Marie s’était coupée depuis longtemps des gens. Et le métier qu’elle faisait ne l’aidait pas sur ce point. Elle avait perdu espoir en l’humanité à force de voir le pire chez l’autre. Puis, est venue Madame Simpson. Il y avait très longtemps qu’elle n’avait rencontré une telle bienveillance chez quelqu’un. Elle avait senti d’instinct que ce que Madame Simpson accomplissait dans ce Centre n’avait pas pour but d’épater la galerie. Cela lui était parfaitement égal que d’autres sachent les bonnes actions qu’elle faisait. De toute façon, les paroles étaient inutiles, seuls les gestes comptaient. Et Anne-Marie avait été touchée. Pour la première fois depuis très longtemps, elle avait été touchée.

— Il y a d’abord eu vous.

— Moi ?

— Eh bien oui. Vous. Je n’ai jamais pu comprendre comment l’on pouvait être si… comme dire… si désintéressée…

Madame Simpson fait un geste d’interrogation. La policière reprend.

— Selfless ?

Madame Simpson baisse les yeux maintenant, comme si l’on venait de l’insulter. C’est ce qu’elle faisait tout le temps lorsque cela lui arrivait. Quand elle était irritée, elle avait appris à ne jamais réagir et à baisser les yeux. Elle ne dit rien et laisse Anne-Marie poursuivre.

— Puis il y a eu Maya… Elle était si lucide dans sa détresse… Elle m’a ouvert les yeux… sur moi… sur mes… impuissances….

Des souvenirs douloureux remontent à la surface. Mais Anne-Marie ne les laisse pas la détruire dorénavant. Elle a plutôt commencé à les apprivoiser. La quatrième règle des AA quelle connaît par cœur résonne dans sa tête : « Nous avons courageusement procédé à un inventaire moral minutieux de nous-même ». Elle continue.

— J’ai arrêté de boire depuis trois mois maintenant. Et ç’a été possible parce qu’au moment où j’ai pensé que tout était fini, terminé… j’ai finalement compris… J’ai compris que tout ne dépendait pas seulement de moi… que c’était pas possible… que ça ne marchait pas comme ça… que je n’y arriverais jamais, de toute façon…

Anne-Marie s’arrête de parler et regarde Madame Simpson qui est penchée en avant, les deux coudes appuyés sur ses genoux, et qui tient ses tempes entre ses mains. Anne-Marie se demande si elle l’écoute. Sans lui poser la question, elle continue.

— C’est alors que j’ai compris… J’ai compris qu’il y avait une espèce de… puissance supérieure… c’est comme ça qu’ils disent chez les AA… une puissance supérieure. Je suis maintenant persuadé qu’il y a quelqu’un quelque part qui m’attend… et qui m’attendra toujours. Là-haut… ici… où je ne sais pas où. Mais il y a quelqu’un. Ça, j’en suis certaine.

Madame Simpson a toujours la tête baissée. Tout en parlant, Anne-Marie se demande comment celle-ci reçoit ses confidences. Elle ne voudrait en rien la choquer ou pire la malmener plus qu’elle ne l’est actuellement. Cette femme a droit au respect, à tout son respect. Anne-Marie sait et elle a toujours su que la souffrance exige de notre part tout notre respect. Ce qui ne l’empêche pas de continuer après un court instant de silence.

— Quand j’ai compris que je n’étais pas seule, une brèche s’est ouverte dans ma caverne, dans le trou noir où j’étais enfermée. Une petite lueur. Oh ! toute petite. C’est comme si un peu d’air frais venait remplacer l’air vicié, l’odeur de pourri. Enfin, je respirais. Enfin, je retrouvais un peu de confiance en moi, celle que j’avais perdue à la mort de mon père, celle que finalement je n’avais jamais appris à posséder. Voilà ce que j’ai compris.

Toujours le silence de Madame Simpson qui maintenant commence à relever la tête. On peut voir qu’elle pleure doucement. Anne-Marie continue.

— Je n’étais plus seule… Je ne suis plus seule. Maintenant, j’en suis convaincue. Et je peux Lui faire confiance… quel que soit le nom qu’il a… Il est là. J’en suis certaine à présent… et il m’attend… toujours il m’attendra… les bras grands ouverts.

Madame Simpson la regarde et des pleurs coulent doucement. Les larmes tracent leurs sillons clairs sur ses joues sales. Elle ne les essuie pas et elle dit.

— Je vous envie Anne-Marie d’avoir la foi… Moi… Bien moi, je n’y arrive plus.

La noirceur commence à tomber. Madame Simpson nettoie ses derniers pleurs et veut remettre le mouchoir à Anne-Marie. Celle-ci repousse l’offre et Madame Simpson le met dans l’une de ses poches. Elle chiffonne le film de plastique et cherche autour où le jeter, Anne-Marie lui reprend des mains. Finalement, Madame Simpson s’apprête à se recoucher, épuisée par tant de paroles, par tant d’épreuves. Anne-Marie lui touche le bras de nouveau. Après quelques minutes, elle se lève presque à regret et lui demande.

— Au fait, madame Simpson, quel est votre prénom. Je ne l’ai jamais su.

— Margaret.

— Margaret… Est-ce que je peux faire quelque chose pour vous ?

— Non. Vous ne pouvez rien faire.

Margaret se recouche dans la position où Anne-Marie l’avait trouvée et elle ferme les yeux. Anne-Marie la regarde encore longuement. Finalement, elle sort un petit carton de sa poche et un stylo dont elle fait cliquer deux ou trois fois le bouton. Elle y griffonne quelque chose, se penche doucement sur le corps maintenant endormi de Margaret et glisse le petit carton dans l’une de ses poches de manteau.

Après encore quelques minutes, debout, à regarder Madame Simpson, elle vire les talons et continue sa promenade à pas lent dans le parc dont les quelques lampadaires faiblards éclairent dorénavant la pénombre.

 

FIN

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