Belle Dame-Épisode 7

Un nid de vipères

Le mercredi matin, le bureau des détectives baignait dans cette lumière d’automne qui filtrait à travers les hautes fenêtres donnant sur la place du Marché Bonsecours. Robinson observait les particules de poussière danser dans les rayons obliques tout en écoutant Kelly raconter ses pérégrinations nocturnes.

— J’ai fait le tour de mes contacts habituels, chef, disait l’Irlandais en tapotant la photo de Rose Corbeil posée sur le bureau. De la rue Craig jusqu’aux établissements de madame Éléonore, personne ne connaît notre victime.

Miss Dupuis, installée près de la fenêtre, esquissa un sourire moqueur.

— Madame Éléonore ? Tu fréquentes toujours les mêmes adresses, Kelly. Un jour, Nora finira par le savoir.

Kelly s’esclaffa, faisant trembler sa stature imposante.

— Ma Nora, elle me connaît, Miss Dupuis. Et puis, ces dames sont de bien meilleures informatrices que tous les ivrognes des tavernes. Elles voient passer du monde, elles entendent des confidences.

— Des confidences sur l’oreiller, précisa Miss Dupuis avec une pointe d’ironie.

— En tout cas, reprit Kelly en se tournant vers Robinson, on peut écarter l’hypothèse de la prostituée de luxe. Cette Rose Corbeil n’a jamais mis les pieds dans ce genre d’endroit.

Robinson hocha la tête. Il consulta sa montre de gousset : 10 h passées. Morin aurait dû être là depuis une heure déjà.

Comme en réponse à ses pensées, la porte s’ouvrit sur le détective, légèrement essoufflé, son chapeau melon de travers sur sa tête. Sa petite moustache mal assurée accentuait son air contrit.

— En retard, Morin ? lança Kelly avec un sourire goguenard. Attention, tu prends de mauvaises habitudes avec Miss Dupuis. Elle nous arrive toujours avec dix minutes de retard, celle-là.

Miss Dupuis se redressa vivement.

— Je te ferai remarquer, Kelly, que je suis arrivée ce matin à neuf heures précises. Contrairement à toi qui sentais encore le whisky irlandais en entrant.

Kelly éclata de rire tandis que Morin accrochait son chapeau au portemanteau.

— Désolé pour le retard, chef, dit-il en s’approchant du bureau. J’ai accompagné Étienne Corbeil pour l’identification du corps. Il était… dans un état lamentable.

Robinson fit signe à Morin de s’asseoir. Les traits du jeune homme trahissaient une rencontre difficile.

— Raconte-nous, demanda Robinson.

Morin s’installa sur une chaise, croisant ses longues jambes maigres.

— Le mari est effondré. Complètement anéanti. À la morgue, quand on a soulevé le drap, il s’est jeté sur le corps en sanglotant. Il fallait le retenir. Cet homme-là aimait sa femme, ça ne fait aucun doute.

— Mais elle ? intervint Miss Dupuis. L’aimait-elle en retour ?

Morin haussa les épaules.

— Ça, je n’en sais rien. Mais j’ai eu le temps de lui parler pendant qu’il était là. Il m’a répété ce qu’il nous avait dit hier. Ces absences de plusieurs jours pour la Confrérie des Dames de la Sainte-Famille. Ces départs soudains, sans véritable explication.

Il se pencha en avant, les coudes sur les genoux.

— Chef, je maintiens ce que j’ai dit hier à Miss Dupuis. Dans ce genre d’affaires, c’est presque toujours le mari. La jalousie, la frustration, le sentiment d’être trompé…

— Il l’aurait tuée parce qu’elle s’absentait ? objecta Miss Dupuis. C’est un peu mince comme mobile.

— Une femme qui part régulièrement pour plusieurs jours, répliqua Morin avec une pointe d’agacement dans la voix. Une femme belle comme elle l’était. Peut-être qu’il a découvert qu’elle avait des amants. Peut-être qu’il l’a suivie et qu’il a vu quelque chose qu’il n’aurait pas dû voir.

Kelly se gratta la barbe.

— Le problème, Morin, c’est l’opportunité. Si elle était à Côte-Vertu, près de chez eux, pourquoi l’aurait-il tuée à cet endroit précis ? Et surtout, pourquoi de cette façon ? L’étrangler, ça demande du temps, de la force. Ce n’est pas un geste impulsif.

— La rage peut donner beaucoup de force, rétorqua Morin.

Miss Dupuis quitta son poste près de la fenêtre pour s’approcher du groupe.

— Ce qui m’intéresse davantage, dit-elle en croisant les bras, c’est ce garçon qui venait la chercher à la Confrérie. Cette histoire de jeune homme qui l’emmenait au St Lawrence Hall. Si c’est vrai, ça change tout.

Morin eut un geste impatient de la main.

— Des ragots de bonnes femmes, Miss Dupuis. Tu sais comment sont ces dames patronnesses. Elles s’inventent des histoires pour passer le temps.

— Possible, concéda Miss Dupuis en soutenant son regard. Mais peut-être aussi qu’elles ont vu quelque chose de bien réel.

Robinson observait l’échange avec attention. Cette tension entre ses deux jeunes détectives ne lui avait pas échappé. Morin cherchait systématiquement à contredire Miss Dupuis, comme s’il devait constamment prouver quelque chose.

— Ça suffit. Morin, tu retournes à Côte-Vertu avec Kelly. Je veux que vous interrogiez les voisins des Corbeil. Quelqu’un a peut-être vu ou entendu quelque chose le vendredi où elle a disparu.

Robinson se leva, lissa les revers de sa veste impeccablement coupée et récupéra son chapeau melon au portemanteau.

— Miss Dupuis et moi, nous allons au St Lawrence Hall.

Miss Dupuis ouvrit la bouche pour protester.

— Chef, je peux très bien m’en occuper seule. Je n’ai pas besoin…

— Le St Lawrence Hall est un nid de vipères, coupa Robinson d’un ton qui n’admettait pas la réplique. Cet endroit grouille d’espions, de politiciens sudistes, de mercenaires de tout poil. Une jeune femme, même détective, ne devrait pas s’y aventurer seule.

Miss Dupuis serra les mâchoires, mais n’ajouta rien.

— Allez, en route.

***

Robinson et Miss Dupuis marchèrent côte à côte dans les rues de Montréal, remontant la rue Saint-Paul en direction deSt James Street. L’air automnal portait cette qualité cristalline particulière à septembre, et les arbres qui bordaient les artères principales exhibaient des teintes de cuivre et d’or jamais vus. La température avoisinait les 70°F, une douceur exceptionnelle pour la saison.

Des charrettes passaient dans un bruit de roues ferrées sur les pavés. Un vendeur de journaux criait les nouvelles du jour à un coin de rue. Robinson marchait de son pas mesuré, les mains derrière le dos, sa haute silhouette dominant Miss Dupuis de plusieurs pouces.

— Tu crois vraiment à cette histoire de garçon qui venait la chercher ? demanda-t-il après un moment de silence.

— Oui, répondit Miss Dupuis sans hésiter. Pourquoi ces dames de la Confrérie inventeraient-elles un tel détail ? Et puis, ça expliquerait les absences de Rose Corbeil. Si elle avait effectivement un amant…

Ils tournèrent sur St James Street, et, soudain, le St Lawrence Hall se dressa devant eux.

L’hôtel occupait tout le coin nord-ouest de la rue St James Street et de la rue Saint-François-Xavier. C’était une imposante bâtisse de quatre étages en pierre de taille, surmontée d’un toit mansardé percé de lucarnes. La façade principale exhibait une série d’arcades majestueuses au rez-de-chaussée, soutenues par des piliers massifs. Les fenêtres des étages supérieurs s’alignaient avec une régularité parfaite, chacune ornée d’un balcon en fer forgé. L’ensemble dégageait une opulence tranquille, celle des grands établissements qui avaient vu passer l’élite du continent.

Des fiacres stationnaient devant l’entrée. Un portier en livrée bordeaux galonné d’or se tenait près des portes à double battant. En apercevant Robinson et Miss Dupuis, il s’empressa d’ouvrir.

— Monsieur, madame.

L’intérieur les frappa par son faste. Le hall principal s’élevait sur deux étages, couronné d’un plafond à caissons richement ornementé. Des colonnes de marbre supportaient une galerie supérieure d’où pendaient d’imposants lustres à gaz. Le sol était recouvert d’un damier de marbre noir et blanc poli comme un miroir. Des fauteuils en bois tourné et en velours grenat étaient disposés le long des murs lambrissés. Une activité constante animait les lieux : gentlemen en redingote discutant affaires, dames en toilette d’après-midi traversant le hall, grooms en uniforme transportant des bagages.

Robinson et Miss Dupuis s’approchèrent du long comptoir d’acajou massif qui occupait un côté du hall. Derrière, un jeune homme d’une vingtaine d’années les observait avec une expression où se mêlaient curiosité et dédain. Il portait l’uniforme impeccable de l’établissement, veste noire ajustée, gilet rayé, cravate nouée avec soin. Une fine moustache ornait sa lèvre supérieure et des rouflaquettes soigneusement taillées encadraient son visage étroit. Son attitude trahissait cette arrogance particulière des employés d’établissements prestigieux qui se croient supérieurs par procuration.

— Monsieur-Madame ? dit-il d’un ton qui suggérait qu’il aurait préféré qu’ils s’adressent ailleurs.

Robinson posa sa main sur le comptoir, révélant son badge de détective.

— Police de Montréal.

Le jeune homme haussa un sourcil, à peine impressionné.

— C’est à quel sujet ?

Miss Dupuis sortit la photographie de Rose Corbeil et la plaça devant lui. Le commis y jeta un coup d’œil, et son masque d’indifférence se fissura imperceptiblement.

— Reconnaissez-vous cette femme ? demanda Miss Dupuis.

Le jeune homme déglutit, ses doigts pianotant nerveusement sur le registre ouvert devant lui.

— Je… il faudrait voir le directeur pour ce genre de question.

—Allez le chercher… Maintenant…

Le commis avait changé de ton et d’attitude. Il fit signe à un groom qui passait, lui murmurant quelques mots à l’oreille. Le garçon disparut vers l’arrière de l’établissement d’un pas pressé.

L’attente dura moins de trois minutes. Un homme dans la cinquantaine apparut, traversant le hall d’une démarche assurée. Henry Hogan correspondait à l’image que Robinson se faisait de lui : il était corpulent sans être obèse, le visage plein, encadré d’une moustache ample et de favoris gris qui tombaient sur ses tempes. Il portait un costume de ville impeccable, gilet à motifs et chaîne de montre en or traversant son ventre proéminent. 

Ses petits yeux vifs dévisagèrent les deux détectives avec une acuité qui trahissait une intelligence aiguisée et une méfiance cultivée par des années de fréquentation de gens troubles.

— Monsieur Hogan, dit Robinson en touchant le bord de son chapeau. Chef Silas Robinson, police de Montréal. Voici ma collègue, Miss Dupuis.

Hogan inclina brièvement la tête, mais son regard s’était déjà posé sur la photographie que tenait encore Miss Dupuis. Une ombre passa sur son visage.

— Suivez-moi, je vous prie, dit-il simplement.

Il les guida à travers le hall, contournant l’escalier principal pour emprunter un corridor lambrissé. Des voix et des rires étouffés provenaient d’une porte à leur gauche, le Dooley’s Bar, comprit Robinson en lisant la plaque de cuivre. Hogan ouvrit une porte adjacente et les fit entrer dans son bureau.

La pièce était plus modeste que Robinson ne l’aurait cru pour un homme de cette stature. Un grand bureau en noyer occupait le centre, couvert de registres et de correspondance. Des étagères chargées de livres de comptes tapissaient un mur. Deux fauteuils de cuir fatigué faisaient face au bureau. Mais ce qui attira immédiatement l’attention de Robinson, ce fut la petite lucarne pratiquée dans le mur donnant sur le bar adjacent. À travers cette ouverture discrète, on pouvait observer tout le salon sans être vu.

Hogan suivit le regard de Robinson et eut un sourire sans joie.

— Un héritage des années de guerre… 

Miss Dupuis regarda Hogan avec un air interrogateur.

— Eh oui ! La guerre de Sécession entre les Nordistes et les Sudistes. Elle avait lieu aux États-Unis, mais elle avait des répercussions importantes chez nous. Alors, quand votre établissement sert de quartier général officieux aux agents sudistes, il vaut mieux avoir un œil sur ce qui se passe dans son propre bar.

Il referma la porte et s’installa derrière son bureau sans inviter ses visiteurs à s’asseoir.

— Cette femme, dit-il en désignant la photo que Miss Dupuis avait posée sur le bureau. Que lui est-il arrivé ? dit Hogan qui avait vraisemblablement l’habitude de voir des morts en photo.

— Elle a été assassinée, répondit Miss Dupuis d’une voix neutre. Étranglée. Son corps a été découvert à Côte-Vertu.

Hogan ferma brièvement les yeux, comme si cette nouvelle le frappait de plein fouet.

— Quand ?

— On l’estime à samedi ou dimanche dernier. Peut-être même vendredi.

Hogan ouvrit un tiroir et en sortit une carafe de whisky et un verre, qu’il remplit d’une main qui ne tremblait que légèrement. Il but d’un trait, sans offrir quoi que ce soit aux détectives.

Robinson s’appuya contre le bord du bureau, une posture délibérément décontractée qui masquait son attention de prédateur.

— Vous la connaissiez, monsieur Hogan… et ce n’est pas une question.

— Je la connais, admit Hogan après un long silence. Elle venait ici régulièrement.

— Sous quel nom ? demanda Miss Dupuis.

— Son nom… Rose Corbeil. C’est du moins avec ce nom qu’elle se présentait le plus souvent.

— … Et parce qu’elle en avait plusieurs ?

Hogan regarda Robinson sans répondre.

— Et que faisait-elle ici ?

Hogan se cala dans son fauteuil, les mains jointes sur son ventre. Son regard allait de Robinson à Miss Dupuis, évaluant visiblement jusqu’où il pouvait se permettre d’aller.

— Chef Robinson, dit-il finalement d’une voix mesurée, vous n’êtes pas sans savoir que, pendant la guerre de Sécession, cet établissement a servi de… disons, de point de ralliement pour certains intérêts des États du Sud.

— J’en ai entendu parler, confirma Robinson sans émotion.

— La guerre est finie depuis un an. Mais certaines… activités… persistent. Des agents qui continuent à surveiller, à transmettre des informations. Des réseaux qui ne se démantèlent pas du jour au lendemain.

Miss Dupuis se pencha en avant.

— Vous êtes en train de nous dire que Rose Corbeil était une espionne sudiste ?

— J’utiliserais plutôt le terme de messagère, corrigea Hogan. Elle faisait des allers-retours aux États-Unis. Elle transportait des messages, parfois des documents.

— Pour qui ? insista Robinson.

— Je ne pose pas ces questions, chef. Et ceux qui viennent ici savent que je ne les pose pas. C’est pour ça qu’ils viennent.

On voyait au visage de Robinson que la frustration montait en lui, mais il garda un ton égal.

— Miss Dupuis, répète-lui ce que tu m’as dit à propos du garçon.

Miss Dupuis s’exécuta :

— On nous a parlé d’un jeune homme qui venait chercher Rose Corbeil. Grand, mince, élancé, aux cheveux foncés et à la moustache retroussée. Bien habillé, l’air d’un gentleman. Il semble qu’il l’accompagnait ici. Le connaissez-vous ?

Hogan contempla la photo de Rose Corbeil, comme si elle pouvait lui fournir une échappatoire. Puis il soupira.

— John Surratt.

Le nom tomba dans le bureau comme une pierre dans un puits. Robinson fronça les sourcils. Le nom lui disait vaguement quelque chose sans qu’il parvienne à le situer, jusqu’à ce que le souvenir remonte brutalement à la surface.

— John Surratt, répéta Robinson. Le fils de Mary Surratt, celle qui a été pendue parce qu’elle avait trempé dans l’assassinat de Lincoln. Lui aussi était un espion sudiste ?

Hogan se contenta de hocher la tête.

— Bon sang. Ce Surratt-là ?

— Lui-même. Il a fui les États-Unis après l’assassinat. Mais avant cet événement tragique, il était souvent à Montréal. Il séjournait ici même. Eh oui, il connaissait Rose Corbeil. Ils travaillaient ensemble.

— Étaient-ils amants ? demanda Miss Dupuis sans détour.

Hogan haussa les épaules.

— Je vous l’ai dit, je ne pose pas de questions. Mais ils étaient complices, ça ne fait aucun doute. Ils fonctionnaient ensemble, transmettaient les mêmes informations, voyageaient sur les mêmes routes.

— Quand avez-vous vu Surratt pour la dernière fois ? questionna Robinson.

— Il a disparu depuis un bout de temps. Il se cache quelque part sans doute.

Robinson et Miss Dupuis échangèrent un regard entendu. L’affaire prenait une tournure que ni l’un ni l’autre n’avait anticipée. La victime n’était pas l’épouse tranquille et dame patronnesse qu’elle semblait être, mais bien une messagère au service d’un réseau d’espionnage sudiste. Une complice liée à l’assassinat du président Lincoln ? Pourquoi pas ?

— Monsieur Hogan, dit Robinson d’une voix où perçait la menace, si vous nous cachez quoi que ce soit…

— Chef Robinson, coupa Hogan en se levant, je vous ai dit tout ce que je sais. Rose Corbeil et John Surratt étaient des messagers. Ils transportaient de l’information. Je ne sais pas ce qu’ils transportaient exactement, je ne sais pas pour qui, et je ne veux pas le savoir. Cette guerre a fait assez de morts. Je n’ai pas envie d’en ajouter à la liste.

Il contourna son bureau, signifiant clairement que l’entretien était terminé.

— Si je peux me permettre un conseil, ajouta-t-il en ouvrant la porte, cherchez du côté des gens que leurs activités pouvaient déranger. Les messagers se font des ennemis dans les deux camps.

Robinson et Miss Dupuis se retrouvèrent dans le corridor, la porte du bureau se refermant fermement derrière eux. Le son du Dooley’s bar leur parvenait, étouffé mais persistant : des verres qui résonnaient, des voix qui se chevauchaient, des éclats de rire.

Ils traversèrent le hall sans un mot, saluèrent le portier d’un hochement de tête et se retrouvèrent dans la lumière d’automne.

Robinson s’arrêta sur le trottoir, ajustant son chapeau melon.

— John Surratt, dit-il pensivement. Le fils de Mary Surratt.

Miss Dupuis regardait l’hôtel derrière eux, comme si les pierres elles-mêmes pouvaient révéler d’autres secrets.

— Rose Corbeil n’était pas celle qu’elle prétendait être, murmura-t-elle. Une messagère pour les Sudistes. Son mari le savait-il ?

— C’est la question, répondit Robinson. Et si quelqu’un d’autre l’a découvert, cela lui donnerait un sacré mobile pour la faire taire.

Ils se remirent en marche, leurs pas résonnant sur les pavés. L’affaire qui avait commencé comme le meurtre d’une épouse respectable venait de basculer dans un monde d’espionnage, de trahison et de complots internationaux.

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